Quand les gars ont commencé à transpirer, surtout à l'été, les maillots avaient l'air horribles.Interrogé sur la question en 2013, Cuban a admis son erreur avec humour :
« Ils ressemblaient à des sacs poubelles mouillés, je les ai retirés du marché après un match. »Un choix judicieux de la part de l’homme d’affaires. Mais trop tard, le mal était fait. Il faut dire que les Mavs ont fait fort sur ce coup. Si au départ l’idée du gris argenté brillant était un peu burné et audacieux, le projet a carrément tourné au désastre quand le maillot a viré au marron à cause de la sueur des joueurs. Autre personnage clé de ce douloureux épisode, Al Whitley, l’assistant du responsable de l’équipement des Mavs. Ce dernier se souvient :
« Je n’ai pas été prévenu longtemps à l’avance que l’équipe les porterait ce soir-là. Mais le concept était solide. » Avant d’ajouter : « Le gris métallique était très bien. Avec notre bleu royal, ça marchait vraiment bien. Je pensais qu’il deviendrait un maillot populaire. »Selon Whitney, le problème ne venait pas du choix des couleurs mais de la matière utilisée par l’équipementier.
« Le gris était écrasant, alors que le nouveau matériau Nike utilisé pour les fabriquer était chatoyant et brillant. C’était encore pire quand l’équipe a commencé à transpirer dedans. Certains ont décrit les maillots comme prenant une teinte qui ressemblait au marron foncé. Ce n’était pas tout à fait le gris que nous espérions. Il devenait plus sombre et nous ne voulions pas qu’il brille, mais c’était la façon dont le matériau était fait. Quand les gars ont commencé à transpirer, surtout à la télé, ils avaient l’air horribles. »Puis le couperet est tombé, se souvient Whitley avec amusement :
« Notre propriétaire m’a ordonné de les brûler. »Après un seul match, le maillot alternate des Mavericks tire donc sa révérence. Fin de l’histoire ! Enfin, pas tout à fait… La réalité dépasse parfois la fiction.